Découverte de la Guadeloupe

Découverte de la Guadeloupe

Découverte de la Guadeloupe

Restons modeste... Je n'ai pas découvert la Guadeloupe... Pas plus que Christophe Colomb... Ni moins du reste ! Mais cela, c'est de l'histoire racontée pas les "vainqueurs" les "beaux parleurs" ou les frimeurs

Non, je vais vous conter mon arrivée en Guadeloupe le 25 août 2007.

Pour des raisons professionnelles, je suis parti de Troyes dans l'Aube pour aller en Guadeloupe.

1 - le voyage

"Cinq heures du mat... J'ai des frissons". J'suis tout seul... Tout seul !!! 

Oui, tel le banni (je dramatise un peu) je suis parti un matin du 25 août 2007 rejoindre ma nouvelle affectation dans les Antilles.

Comme bagages, je n'avais qu'une valise et un sac à dos. Je déménage léger.

Je connaissais un peu la Caraïbe, ayant fait un séjour d'une semaine à Cabarete en République Dominicaine.

Je me souviens de cette grève des transports (RER - métro) à Paris qui avait mis un peu de sel à mon périple.

A Châtelet (fameuse station de métro parisienne) j'ai dû sortir du sous-sol de la capitale pour trouver un taxi. En période de grève, j'ai un peu "galéré". Mais bon j'ai fini par trouver un chauffeur.

Le vol s'est bien passé : à l'heure , pas de désagrément particulier à signaler.

2 - Arrivée en Gwada

2 - 1 Objectif n°1 - Rejoindre Bouillante

Tout de suite en sortant de l'avion, on sent la moiteur de l'atmosphère... Au mois d'août,  Il fait 30° C - 80 % d'humidité et nuit à 18h. Y a pas de lézard, on est bien aux Antilles. Le pilote ne s'est pas trompé de destination.

J'avais réservé une voiture en location pour une semaine. Mon loueur, un peu en retard, m'a accueilli. Ouf, j'ai une voiture... Enfin presque.

J'avais remarqué que cet Antillais portait des lunettes à gros carreaux (moi qui ne remarque jamais rien !). Il me dit montez, nous allons chercher la voiture !

A ma grande surprise la voiture n'était ni à l'aéroport, ni même aux alentours de l'aéroport. Le monsieur aux gros carreaux m'a conduit à son "agence" de location à 10 km de l'aéroport. 

Ben vous savez quoi !? Mon séjour en Guadeloupe a bien failli se terminer là sur le bord de la route entre l'aéroport et "l'agence de location". Le conducteur ni voyait "que tchi". A un rond point, nous étions à deux doigts d'emboutir un "fast and furious" qui devait se préparer probablement pour le tournage d'un prochain film d'action.

Au final, j'ai récupéré mon bolide. Je plaisante, une voiture qui roule plutôt bien. Je ne me souviens plus de la marque.. Mais je le recommande (gag).

Heureusement que la voiture roulait bien, parce que la route pour aller au bungalow à Bouillante, c'est un peu (un tout petit peu) comme pour aller à Tignes.

Le monsieur aux grosses lunettes, m'a dit : "tu prends la nationale vers Basse-Terre... Quand tu vois la grande antenne (tu ne peux pas la louper) sur la gauche de la route, tu prends à droite pour la route de la traversée". Je me disais :  la traversée de quoi (glups) !?

Bon j'ai compris, au bout de trente minutes, j'étais au milieu de nul part dans la forêt humide, la pluie drue,  avec les grenouilles qui chantent à tue-tête... La végétation qui ploie sur la route en donnant l'air de vouloir l'engloutir... Youpi !

La route de la traversée, c'est pour passer de l'est de la Basse-Terre à l'ouest (la côte sous le vent) de la manière la plus rapide... Mais pas forcément la plus sûre !

En effet, lors des intempéries (fortes pluies tropicales), il n'est pas rare qu'il y ait des glissements de terrains. De plus, traversant la montagne, la route est sinueuse. Bon voyons le bon côté des choses, il n'y aura pas de verglas, pas de neige.

Après une série finale de virages serrés j'arrive enfin à la côte sous le vent. Plus que quelques kilomètres et me voilà à bon port à l'Escale tropicale de M. et Mme Destrebec à Bouillante.

Arrivé vers 20 h, je fus accueilli de la plus belle des manières par mes hôtes de l'Escale Tropicale...

Le soir, un repas était prêt je n'avais plus qu'à apprécier le plat de poisson, les crudités et un ti punch pour oublier l'épreuve du jour. 

J'ai passé une première nuit en Guadeloupe dans le bungalow à Bouillante.

C'était presque des vacances...

3 - Une semaine pour s'installer.

Bon, c'était un peu fou comme programme, mais en une semaine, il me fallait trouver :

- un logement ;

- les démarches EDF - eau - téléphone - etc.

- du mobilier ;

- une voiture.

3 - 1 le logement

C'est l'agence Sprimtour de Rivières Sens qui m'a permis de trouver un F3 duplex dans la résidence "Les Sources de Dolé" sur les hauteurs de Gourbeyre.

L'appartement était neuf avec un petit espace vert, piscine de la résidence et vue sur les Saintes.

Bon, je n'allais pas "cracher dans la soupe" ! Tout était parfait sauf l'éloignement des commodités. On ne peut pas tout avoir.

3 - 2 La voiture

Je ne suis pas fan de mettre mes économies sur un "tas de tôle". Oui, pour moi, même les BMW, les Audi, les plus belles voitures au monde restent des tas de tôle.

Alors, pourvu que cela roule, qu'il y a ait des freins et que la caisse passe le contrôle technique, si c'est pas trop cher, je prends.

Alors, je suis parti à la découverte de la 3ème plus grande zone commerciale de France : "JARRY" vous entendez bien Jarry en Guadeloupe est un des plus grandes zones commerciales de France. Je vais probablement trouver mon bonheur (enfin une voiture) là-bas !

Bon alors, les concessionnaires, oui , il y en a... Des concessionnaires raisonnables, non, il n'y en a pas ! Les clients n'étant pas raisonnables, les vendeurs se frottent les mains.

En plus, en quelques jours, j'ai pu me faire une idée de l'état des routes en Guadeloupe qui, quoique parsemées de nids de poule restent relativement roulables.

Il était hors de question que je mette 10 000 € dans une bagnole, ni même 8 000 €.

Et les concessionnaires ne me proposaient rien en deçà de 8000 €. Damned !

Bon, un vendeur a eu pitié de moi, il m'a donné les coordonnées d'un garagiste qui aurait peut être quelque chose pour moi.

Dans le film "Masque", jim Carre récupère un voiture de prêt chez son garagiste : "le monstre". La voiture, c'est le monstre. Et bien moi, j'ai récupéré la petite soeur du monstre pour 4 500 €. Une Seat Ibiza 130 000  Km dans le fond du terrain derrière le garage au milieu d'épaves. Cela ne donne pas envie. Les araignées en avaient fait leur logis. Mais bon, je l'ai essayée et comme elle roulait, elle freinait et elle était passée au contrôle technique (avec les araignées dedans glups).

Deux jours plus tard, je prenais possession de mon nouveau bolide "spidermanisé".

Ce tas de tôle aura tenu 4 ans.

3 - 3 le mobilier

Bon alors, à savoir que les magasins de meubles en Guadeloupe voient le chaland arriver... Les meubles restent chers et surtout la livraison reste hors de prix.

J'ai acheté : une machine à laver ; un canapé clic clac ; un lit et matelas et parure ; une table ; deux chaises.

Prix de la livraison sans le montage des meubles, 120 € : aie, ça pique !!!

J'avais dû acheter les meubles le WE avant ma prise de fonction au travail.

Je me souviens que j'avais monté mon lit au couteau suisse. J'ai mis trois heures à le monter. Vers 1 heure du matin, je pouvais enfin passer une nuit dans mon nouvel appartement.

 

Voilà, le 1er septembre 2007 je pouvais bosser... J'étais Guadeloupéen.

A dan dot soley.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour au blog